C'est le travail qui permet aux paysans de s'en sortir sans aide

La culture du cacao à la Grand’Anse en Haïti, est faite sous l’ombrage des manguiers, des avocatiers ainsi que d’autres grands arbres. En parallèle les paysans cultivent d’autres fruits et légumes nécessaires à leur subsistance autour de ces parcelles.
Ce mode de culture génère un produit exceptionnel résultant d’un savoir-faire ancestral transmis de père en fils.

+ Kaleos a rencontré la coopérative CAUD et ensemble les deux organisations se sont entendues dans le but d’améliorer le processus de production du cacao afin d’assurer les débouchés.
+ Kaléos a développé le processus de fermentation, a formé et mis à disposition de la coopérative du matériel (boite de fermentation, nattes de séchage, accompagnement dans la démarche qualité).
+ Kaleos a aussi financé les labels biologiques et fairtrade. Elle achète le cacao issu de la coopérative à un prix supérieur au marché local.

La CAUD adhère pleinement à cette démarche consciente du potentiel de sa production, du savoir-faire des paysans et de la fiabilité des processus développés par Kaléos.

Les revenus du cacao permettent aux petits producteurs haïtiens

+ de développer une culture vivrière
+ de scolariser leurs enfants (l’école n’est pas gratuite en Haiti)
+ d’accéder aux soins

Des enjeux écologiques : le développement de la culture du cacao permet

+ de lutter contre la déforestation et l’érosion des sols grâce au reboisement
+ de limiter les coupes de bois comme source de revenus pour les paysans
+ de créer des pépinières permettant de préserver la biodiversité

Enjeux économiques : cette activité permet

+ de créer une filière pérenne pour le cacao de la Grand’Anse.
+ de garantir un revenu régulier et juste aux petits paysans et aux coopératives en assurant un prix d’achat supérieur au prix de marché.

Le cacao, c’est beaucoup de temps, mais la récompense est de taille.

Cesar Spencer 36 ans

Responsable Fermentation, Responsable Séchage
En couple, 2 enfants – Adhérant à la Coopérative depuis 2015

« Depuis que l’on m’a appris à récolter les fèves et à les faire sécher de la bonne manière, je peux maintenant transmettre les bons gestes aux personnes nouvelles. C’est grâce à cela que j’ai pu devenir responsable de la fermentation et du séchage. D’ailleurs, j’espère bien qu’un jour, mes enfants pourront eux-mêmes devenir responsable de la KAUD,

Il y a encore 3 ans, les jeunes fuyaient notre ville pour s’installer à Port au Prince dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais depuis quelques temps, cette exode c’est arrêté et les jeunes savent qu’il y a du travail à Dame Marie. Le cacao m’apporte de quoi vivre, mais il m’apporte aussi de quoi rêver. Je sais que c’est difficile à imaginer maintenant, mais j’avais peur de l’avenir. Maintenant que les prix sont stables, je peux offrir un futur meilleur à ma femme et à mes enfants.

J’espère que notre petite ville deviendra bientôt une capitale à part entière du chocolat dans le monde.
Je rêve qu’un jour un touriste me dise qu’il a mangé du chocolat de Dame Marie et qu’il vienne visiter notre usine. »

Le cacao joue un grand rôle dans ma vie.

Marie-Michel Forestal 53 ans

Acheteuse, planteuse, artisan
En couple, 2 filles et 2 Garçons – Adhérante à la Coopérative depuis 2014 à la suite de son papa en 1984.

« Avant nous devions vendre le cacao peu cher à un acheteur à Dame-Marie. Le cacao n’était pas fermenté, et à cause de cela
mon prix était bas. Depuis l’arrivée de Kaleos en 2012, j’ai pu vendre mes fèves à un prix plus élevé.
Je partage mon temps entre le fait de nettoyer les parcelles où poussent les cacaoyers et mon travail à la coopérative qui consiste à mesurer les fèves de cacao que me rapportent les différents paysans de Dame-Marie.
Le dimanche pour ma famille, je prépare des boules de cacao à base de fèves, d’épices et de sucres pour mes enfants et pour les vendre au marché. Cela me permet de gagner un peu plus d’argent

Sans le cacao mes enfants ne pourraient pas aller à l’école et je devrais faire plusieurs dizaine de kilomètres chaque jours pour pouvoir vendre mon cacao sur les différents marchés aux alentours de Dame Marie.

Quand on me dit qu’une tablette de chocolat est issue de nos cacaoyers je me dis que c’est inespéré ! Notre chocolat voyage à travers le monde ! »